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Durarara!!
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« ça va !! o(`ω´ )o » ••• misaki.

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MessageSujet: « ça va !! o(`ω´ )o » ••• misaki. Mer 2 Sep - 19:57


!! Mon téléphone!! Enfin!! Ça fait pratiquement trois mois, j'ai l'impression de revivre maintenant tout de suite: dès que mon téléphone fut à portée de main, je l'ai limite embrassé tant j'étais désespéré. J'imagine que ma mère en avait marre de me voir manquer de brûler l'appartement tous les jours, ou d'être incapable de préparer quoi que ce soit de salé (si ce n'est des rituels très dangereux qui vont me faire du mal hein mais je vaux mieux que ça quand même). En voyant toutes les notifications sur divers réseaux sociaux et jeux, bizarrement, je me suis senti très triste, peut-être que les gens qui n'ont pas pu me parler pendant ces trois longs moi me font presque pitié. Il y a aussi plein de choses que j'ai loupé en jeu, comme des events avec des personnages limités? Du coup je vois tout le monde avec la récompense sauf moi, et ça ne me plait absolument pas (les gens vont se moquer de moi je sens, ce qui me plait encore moins). Ce soir, en rentrant de cours, il faudra aussi que je passe mes nuits sur mes consoles et accessoirement acheter les nouveaux jeux qui m'intéressent (y'en a beaucoup en plus). Tiens c'est vrai ça, j'ai combien dans mon portefeuille? Euh... Cinq cents, mille, mille cinq-cents... deux milles, trois milles... Et c'est tout. Mais c'est rien ça! Je peux rien m'acheter avec ça—et je peux même pas gratter à ma mère, déjà parce que je lui gratte déjà (un peu) de sel et qu'elle m'a rendu mes consoles et tout ça. Et j'ai pas envie de faire du ménage truc du genre... Je peux toujours aller aux salle d'arcades, c'est pas cher et y'a pas mal de jeux quand même. Je pousse un très long soupir, on verra après les cours hein.

Donc en sortant de cours, en plus de m'étirer (je me suis un peu étalé sur ma table, avec le dos courbé et le cerveau un peu endormi), je sors mon téléphone, vraiment trop content de le retrouver, et parcours un peu mes contacts: parce que jouer, c'est bien, à deux c'est mieux: c'est un des nombreux moyens que j'ai pour prouver ma supériorité (héhé). Mais j'aime bien passer du temps avec des amis aussi, c'est que je suis un minimum humain quand même, rester tout seul, c'est bien, je fais souvent ça, mais j'aime bien être avec quelqu'un. Ça fait du bien, parfois! Mais encore faut-il que je trouve quelqu'un, et ça c'est plus compliqué. Et lorsque je propose ce genre de choses à mes “amis”—des personnes avec qui je m'entends bien, bizarrement, ils ont autre chose à faire. “Désolé, ma mère est malade, je dois me dépêcher de rentrer” “Désolé, j'ai des devoirs en retard” “J'ai un contrôle demain” “J'ai déjà rendez-vous avec quelqu'un”. Et quand c'est pas un c'est l'autre... Du coup, je finis souvent seul! Et c'est drôle, tout comme c'est triste, parfois. J'ai pris l'habitude, et je ne sais pas si c'est une bonne nouvelle ou pas « Pff, de toute façon, je m'en fiche d'eux, tant que j'ai Akira... » C'est drôle le nombre de fois où je me suis dit ça. Maintenant que j'ai récupéré mon téléphone, je vais pouvoir lui parler à nouveau! C'est déjà quelque chose, même si je préfère directement y aller avec lui, jouer aux bornes d'arcade. Je pousse un long soupir et me dirige vers la salle d'arcade la plus proche: j'y vais souvent, je suis presque un habitué en fait.

J'aime bien l'ambiance des salles d'arcade, il y a toujours beaucoup de bruits, on n'arrive jamais à s'entendre correctement, le son des jeux est vachement fort en général et malgré l'ambiance bruyante, beaucoup de gens sont concentrés dans ce qu'ils font, que ça soit du billard, du baby-foot ou de simples jeux sur arcades, c'est même plutôt silencieux si on enlève les musiques de jeux. Je vois beaucoup de gens ensemble, au baby-foot, billard, flippers... Même des jeux de courses et de combats, huh. Ça doit être bien de se battre contre de vrais gens, parce que jouer contre des ordi, c'est bien, mais au bout d'un moment quand on fait que gagner, ça devient un peu nul.  Je m'en fous, je joue en ligne, c'est mieux, les gens sont plus fort et c'est plus dur de gagner, donc c'est mieux, voilà. Je range mon portable dans ma poche arrière et me presse de passer ma soirée ici, en faisant le tour de toutes les bornes (de jeux solo) une par une, ne voyant pas le temps passer, la magie des jeux vidéo! Et j'oublie vite tout ça, en me vengeant sur tout et n'importe quoi, parfois même en frôlant de casser la borne tellement je torture les boutons (c'est ma spécialité). Les quelques heures passées ici me semblait plus faire trente minutes: c'est quand je réalise que je n'ai plus que cent yens que je me dis qu'il serait peut-être judicieux de rentrer et d'arrêter de dépenser le peu d'argent que j'arrive à récolter tout seul. Vivement les prochaines vacances... Comparé aux autres pays, on a vraiment rien comme vacances nous, c'est franchement pas juste, je dois attendre vraiment longtemps pour pouvoir retourner à Kyoto.

Après un très long moment de pleur intérieur sur mes cent yens, j'ouvre mon portable en rentrant mes cent yens dans ma poche droite. Je sais même pas ce que je vais en faire de ces pauvres cent yens—peut-être acheter un truc de mauvaise qualité dans un 100-yens-store, ou peut-être économiser, cent yens d'avances c'est déjà ça! Même si un jeu ça coûte genre... huit mille yens? Je vais jamais m'en sortir avec ça, pourquoi est-ce que ça existe les salles d'arcade et pourquoi est-ce que c'est aussi addictif grr—je vais tellement m'en vouloir d'avoir fait ça. Mais fallait bien passer le temps! Il est quelle heure, aussi? Dix-neuf heures... Je sais pas pourquoi mais ne pas avoir reçu de message—même d'Akira—durant mes quatre heures à l'intérieur de mon—mon voleur? m'attriste un peu. Pourtant, la première chose que j'ai faite en récupérant mon téléphone, c'est prévenir Akira! Du coup, c'est moi qui vais engager la conversation, parce que j'ai juste envie de lui parler, là tout de suite, sans raison. « ça fait trois mois !! je t'ai pas manqué ? ( ´•̥̥̥ω•̥̥̥` ) » Peut-être qu'il me boude à cause du fait que je suis passé devant un juge. C'est pas juste! Il sait très bien que je peux rien faire sans lui, et puis c'est même un peu sa faute parce qu'il était pas là pour me prévenir: il a qu'à déménager, d'abord! « je referai plus ça d'accord ?? je m'ennuie sans toi !! et je me suis ruiné en bornes d'arcade, je suis triste ( ;´Д`) réconforte moi!! » À coup sûr, il va me répondre quelque chose comme “Tu n'as qu'à utiliser ton argent plus judicieusement!” “Bien fait pour toi!” “Ne compte pas sur moi pour te donner de l'argent!”, comme d'habitude, papa Akira ne changera jamais!  

« Tu as encore payé pour ton ami ? C'est bien ton genre ! »

... Huh? De quoi il parle lui? Mon ami? Je n'ai jamais parlé d'ami? Il n'a pas encore compris que je passe ma vie dans ces endroits? Je freeze pendant un long moment en lisant ça. C'est drôle parce que ça m'a un peu noué le cœur quand j'ai lu ça, peut-être que je me sens vexé qu'il n'aie pas compris que c'est moi qui me suis ruiné tout seul tellement j'ai pas de vie. Peut-être que c'est quelque chose de trop humain pour moi. C'est trop con, j'ai mal au cœur alors que je suis censé ne pas en avoir, haha. C'est drôle, tellement drôle que je peux pas m'empêcher de rire nerveusement. Je réfléchis longuement sur ce message, alors que d'ordinaire je réponds aussi rapidement que l'éclair. J'espère qu'il ne l'a pas remarqué, qu'il pense que c'est “Oh, il ne doit pas bien capter”, quelque chose du genre. « mais non !! de quoi tu parles !! y'avait beaucoup de jeux tu sais !! (♯`∧´) », voilà, ça va très bien comme ça. Et au moment où je clique sur “envoyer”, je remarque un visage familier passant devant moi comme si de rien n'était. Tiens, mais...?

▬ Tiens! Ta mère va mieux? Dommage, je me suis déjà ruiné!
▬ O-Oui! Ma soeur est rentrée et s'occupe d'elle à ma place!
▬ Ta soeur...?


Mon téléphone vibre mais je ne prends pas la peine de regarder le message: je regarde fixement le visage de XXX; il a l'air vraiment stressé... Et puis, depuis quand il a une soeur? J'étais pas au courant... Pourtant, on s'est déjà parlé, il est à côté de moi en japonais, et je lui ai déjà parlé d'Akina, mais jamais je n'ai entendu parler d'une potentielle soeur... Je ne sais même pas quoi ressentir: de la tristesse, de la déception, de la trahison, de la colère? Je sais pas, mais je crois que j'ai l'air vachement triste niveau expression faciale.

▬ Je vois! Fallais le dire tout de suite si tu voulais pas venir, tu sais. C'est pas grave.


Je lui souris et reprends mon chemin sans rien dire, parce que... Je sais pas. Je suis même pas dégouté, je suis juste triste? Voyons le bon côté des choses! Au moins mes trois milles yens auront été à moi et rien qu'à moi! Akira a raison, si quelqu'un m'avait accompagné, je lui aurai donné un peu trop d'argent. Mais le problème c'est que je n'ai jamais l'occasion de faire ça. Et c'est un peu triste, dit comme ça. « Ça va ? » C'est quoi ces questions là? Ça se voit que je vais bien!! J'ai juste dit que j'étais dégouté d'avoir dépensé tout mon argent, bien sûr que ça va!! « bah oui !! qu'est-ce que t'as cru !! o(`ω´ )o » Je vais toujours bien de toute façon! La tristesse c'est pas mon truc (dixit la personne qui vient d'être triste)!! Je pousse un long soupir, il est dix-neuf heures dix, je finis les cours à quinze heures et ma mère est toujours pas inquiète, je sais même pas si ma mère me connaît vraiment en fait. Je continue de marcher, en me dirigeant pas du tout chez moi mais c'est pas grave, j'ai pas envie de rentrer maintenant. J'ouvre un jeu au hasard sur mon téléphone pour passer le temps, juste comme ça, en plus je vois pas l'heure dessus, j'ai pas de montre, et je peux pas couper en pleine partie sinon je perds tout. Donc soit je reste ici toute la nuit, soit je mets un minuteur. Je préfère prendre la première option. Je vais juste attendre un coup de fil de ma mère, je verrai à quelle heure elle m'appellera! Ça serait drôle qu'elle ne m'appelle pas du tout... Quand même pas, c'est ma mère!

Appel entrant: akiracchi ❤️

Huh? Pourquoi est-ce qu'il appelle maintenant, par surprise? Papa Akira est de retour? Pff... Je décroche mollement, heureusement que c'est lui, sinon j'aurais directement refusé.

▬ Ça va?
▬ Mais oui ça va! Ça va toujours!
▬ ... T'es un très mauvais menteur, tu sais?


... Huh? Quand est-ce que j'ai menti? Je me souviens pas avoir menti, le seul à avoir menti dans l'histoire, c'est XXX, je vois pas pourquoi je serais en train de mentir.

▬ Ça se voit rien qu'avec ton ton, que non, ça ne va pas.
▬ Haha t'es un comique toi! Je te dis que ça va!
▬ Tu sais que je suis ton meilleur ami quand même? Tu peux tout me dire, même juste au téléphone ou en mails.


Je rigole nerveusement, je sais pas si je suis facile à lire ou si c'est juste qu'Akira me connaît trop bien. Du coup je ne sais plus quoi faire, parce que maintenant il est courant sans l'être, et si je parle trop après ça va mal finir. Mais il n'empêche que c'est Akira, et Akira ça fait treize ans qu'on se connaît, alors maintenant c'est normal qu'il réussisse à me lire comme ça, tout comme j'arrive à le lire aussi bien. Du coup vu que genre il vient de... percer ma carapace? Je me sens vachement mal, et je redécouvre la joie des sentiments, ce qui n'est pas terrible du tout.  Je reste silencieux un long moment, Akira attendant patiemment, comme d'habitude. Comment il fait pour rester calme comme ça? C'est même pas du calme, c'est genre, de la sagesse, un truc qui y ressemble. J'arrive même pas à parler, et je crois que si je parle, ma voix va trembler, et ça serait moche. Mais c'est Akira... Alors ça va, non?

▬ Dis, je suis si détestable que ça?

Pitié, faites que je ne pleure pas, je suis en public et je n'ai aucun endroit où me cacher, qu'est-ce que je vais faire moi? “Tiens, un adolescent qui fond en larmes au téléphone” C'est la honte quand même, j'espère que personne que je connais va passer juste devant moi et me remarquer, sinon je crois que je suis foutu "Tiens mais Misaki Natsuki a un cœur, quelle surprise!" Ouais ouais, même moi j'étais pas au courant à vrai dire, c'est un peu la surprise de voir que j'ai les larmes aux yeux. Ça fait vachement pitié quand même, je me savais pas comme ça, on en apprend tous les jours sur soi-même, hein... Ça fait la troisième fois que je pleure dans ma vie, en dix-huit ans de vie, je crois que c'est déjà pas mal, et dire qu'il y en a qui pleure tous les jours, je sais pas comment ils font...  

▬ Même ma mère en a plus rien à foutre de moi, il est dix-neuf heures et elle m'a toujours pas appelé...

Ah, ça y'est, je pleure. C'est laid, en plus je peux plus marcher: je bloque plein de gens au passage qui n'en ont rien à foutre, aussi. C'est parce que c'est la foule qu'ils s'en foutent? Ou est-ce que c'est juste parce ce que c'est Natsuki Misaki, et que je le mérite? Ouais voilà, je mérite de souffrir et de pleurer, de me ridiculiser devant une bonne partie d'Ikebukuro. J'ai hâte de voir si les rumeurs vont courir dessus, voir si on m'a vu? Qu'on m'a vu mais qu'on a pas essayé de me parler, de s'inquiéter pour moi. Oh c'est normal en fait, je vois pas pourquoi je suis censé être triste, déçu, énervé à cause de ça. Je le mérite, d'ordinaire les gens pleurent à cause de moi, maintenant c'est moi qui pleure à cause des autres. “Haha, bien fait pour lui”, même moi je me dis que c'est bien fait, aussi. Je fais de la merde, volontairement, et maintenant que je réalise que j'ai un comme un petit problème relationnel, je me dis que franchement, si j'avais su que j'allais finir par pleurer en plein milieu de la rue, au téléphone avec Akira, peut-être que je serais pas allé aussi loin. Comme, genre, faire un passage chez le juge. C'est drôle quand on y pense, hein? Mais ça va au pire, demain j'aurai tout oublié, personne ne saura que j'ai fondu en larmes parce que tout le monde me fout des vents (sauf Akira), et personne, ni même moi, saura que ça arrive, parfois, que quelque chose de très humain se tape l'incruste chez moi. Puisqu'après tout, je suis quand même Natsuki-sama? —Et il doit bien se foutre de ma gueule en ce moment. Crève crève crève version nulle de moi, j'ai pas envie de vivre ça moi, bordel de merde, je suis juste allé dépenser mon argent dans une salle d'arcade!

▬ Dis, je devrais faire quoi, là? Je viens de réaliser que la seule personne que j'ai c'est toi, et que même si je crevais de froid dehors sans manger, ma mère serait sûrement contente car elle aura la paix à la maison—
▬ N'exagère pas, je suis sûr qu'elle t'aime, t'es son fils...


Ma mère? Je l'ai jamais vu me donner ne serait-ce qu'un minimum d'affection: tout ce qu'elle fait c'est me donner six milles yens (quand elle est de bonne humeur) tous les premiers avril. Sinon je me fais engueuler à longueur de temps et lorsque je demande ne serait-ce que deux milles yens, je me fais remballer (du style “Prostitue-toi!”... ou un truc du genre). Mais oui oui, bien sûr qu'elle m'aime oui, ça fait plus de quatre heures que je suis dehors et visiblement ça n'a l'air de la gêner.

▬ J'suis sûr que ça rendrait servir à tout le monde si je me suicidais... Même toi, non? Tu dois en avoir marre de me supporter—
▬ Qu'est-ce que tu racontes? S'il te plaît, ne dis pas ce genre de choses...


Ça fait treize ans, plus de treize ans qu'on est ensemble, et pourtant ça n'a pas l'air de lui poser problème—mais le ton de sa voix, au téléphone, elle ne donne vraiment pas l'impression qu'il est bien content de supporter mes plaintes de gamins—peut-être que c'est les larmes qui m'assourdissent? C'est terrible, je devrais peut-être rentrer à la maison, ça ne va pas bien embêter ma mère de me voir pleurer (alors qu'elle ne m'a vu pleurer qu'une fois?)(genre, quand il m'est venu la folle idée de tester l'Hitori Kakurenbo haha). Alors elle devrait plutôt se dire “Tiens mon fils pleure alors que la dernière fois où je l'ai vu pleurer remonte à il y a trois ans”. Peut-être qu'au moins mon père aura pitié de moi—et avec un peu de chance Akina et son mec (aussi con qu'elle d'ailleurs) seront là pour se foutre de ma gueule.

▬ Rentre chez toi et va te reposer, ça ira mieux demain.

La voix d'Akira me calme depuis que je suis tout petit: parce que moi je saute toujours partout et je m'arrête jamais, lorsque je suis ingérable, c'est toujours Akira qu'on appelle. Parce qu'il a une voix calme et rassurante, et parce qu'il est plus grand que moi, être dans ses bras est toujours très agréable, parce qu'il me tient chaud—puis il sait toujours quoi dire dans n'importe quelle situation. Lorsque je me suis pris un râteau, que je me suis traumatisé tout seul, quand je finissais en sang parce que quelqu'un m'avait provoqué, il sait toujours quoi faire. Et maintenant que j'y pense, ça me déprime encore plus, parce que je suis obligé d'attendre les vacances pour le revoir. J'ai vraiment, vraiment envie de fuguer, de rentrer à Kyoto et m'incruster chez lui, pour qu'il puisse me prendre dans les bras dans ce genre de moments. J'essuie rapidement mes larmes encore et encore, parce qu'en fait, l'entendre me rassurer au téléphone ne fait que me rappeler douloureusement que je suis vraiment rien sans lui.

▬ J'arrive pas à m'arrêter..., je ris nerveusement, tu crois que ma mère va remarquer que je pleure?

Probablement pas, je suis même pas sûr qu'elle ait une image précise de mon visage. Intérieurement, même si c'est humiliant pour quelqu'un comme moi, j'ai très envie qu'elle le remarque et qu'elle ait un minimum de réaction. Même si elle se moque de moi (j'ai l'habitude), elle aura remarqué que quand même, il m'arrive des choses qu'une mère devrait être capable de remarquer, truc comme ça. Je me souviens, quand j'étais “petit” (j'avais quinze ans déjà quand même) et que j'avais fondu en larmes, elle avait quand même essayé de savoir ce qu'il s'était passé pour que je finisse comme ça. Maintenant que j'ai dix-huit ans et que je suis quand même censé être plus indépendant, je me demande si elle va faire de même? J'imagine que c'est la surprise, un peu. Mais vu que c'est ma mère... Je me demande ce qu'il se passe dans sa tête, quand elle me voit. “Oh non, pas encore lui, il va faire des conneries encore...”—probablement. J'aimerais bien avoir un truc qui lit dans les pensées. Si ça se trouve en fait elle pense pas vraiment que du mal de moi, mais si c'est le cas, bah putain! Je savais pas que les mères pouvaient avoir un côté tsundere envers leur fils. Pourquoi est-ce que cette idée me dégoûte profondément? Brr, rien que d'y penser, ça me donne la chair de poule. En attendant, mes mains tremblent tellement que j'ai peur de faire tomber mon téléphone, et, du côté d'Akira, c'est le silence total, alors que moi, même si c'est silencieusement, on peut m'entendre pleurer assez violemment. J'espère que ses parents n'entendent pas ça, hahaha...

▬ J-Je vais rentrer et je vais, je prends une grande bouffée d'air, je vais juste dormir, comme ça j'aurai tout oublié.

Je marque une très longue pause, pour essayer d'arrêter d'hyperventiler, parce que je pleure tellement que c'est limite si je étouffe à cause de tout ça. Mais j'y arrive vraiment pas, ça craint, je pleure jamais mais quand je pleure, c'est beaucoup et ça dure longtemps. Et là c'est encore pire parce que c'est devant tout Ikebukuro, pratiquement. Calme Misaki, calme-toi, j'ai limite l'impression d'être oppressé autant physiquement que mentalement.  

▬ Merci... Merci merci merci—je sais pas ce que je ferais sans toi— merci merci merci—

Ma voix tremble beaucoup aussi, pendant qu'Akira reste toujours aussi silencieux. C'est drôle mais dans ma tête j'ai l'impression qu'il est juste en train de me sourire gentiment. Peut-être que je me fais juste des idées, mais c'est genre, en treize ans d'amitié, ça fait tellement longtemps qu'on est capable de télépathie.

▬ De rien. Repose-toi bien.

Je force un petit sourire et tente tant bien que mal de raccrocher: déjà parce que j'ai pas envie de raccrocher, puis parce que mes deux mains tremblent et des larmes coulent sur l'écran—c'est pas pratique du tout. Visiblement, il a compris que j'étais incapable de raccrocher et l'a fait pour moi. Haha... Merci, encore. J'ai l'impression qu'à chaque fois qu'on a une conversation, moi et lui, je finis toujours par dire “merci (de me sortir de cette merde)” ou “désolé (de faire de la merde)”. Et dans un sens, c'est une bonne nouvelle, non? Haha, mon “âme-sœur”, haha...

▬ Misaki...?

Je sursaute en entendant une voix plus ou moins familière. Je cache comme je peux mes larmes mais haha “va te faire mettre Misaki” alors je peux faire ce que je veux que ça continuerait quand même. Et merde, ça y'est, je suis foutu, elle (parce que c'est une fille, c'est encore pire) va me voir pleurer, se foutre de ma gueule, le dire à tout le monde pendant que je rigolerai nerveusement en essayant de contredire ces “conneries”. Je réponds sans me retourner, la voix tremblante donc grillé quand même.

▬ O-Oui...?

Merde—en plus elle se rapproche, reste-là où t'es bordel—n'essaie surtout pas de me regarder dans mes “grands yeux blonds~”, qui pour le coup sont vraiment rougis. Je suis tellement mal, et pourtant je suis figé sur place, alors fuir n'est pas une option. Mais j'ai pas envie qu'elle me voit dans ma période de “larmes infinies”. Allez, réfléchis réfléchis Misaki, réfléchis—j'aurai dû l'ignorer en fait, mais je suis tellement pas capable de réfléchir dans ce genre de moments—

▬ Euh... Il s'est passé quelque chose?
▬ P-Peut-être bien—


C'est chiant les filles, elle va faire un truc du style “tout va bien, tout va bien~", elles se prennent pour qui? J'ai pas besoin d'elle d'abord, je vais très bien! ... Enfin non mais j'ai pas envie qu'une fille du campus essaie de me réconforter. J'ai pas besoin qu'on compatisse pour moi, je déteste la compassion putain, mêle-toi de tes affaires, je me démerde tout seul moi! ... Avec Akira mais c'est une exception, fil rouge du destin tout ça tout ça. Elle s'approche lentement de moi et quand elle tente le contact physique je la repousse violemment, parce que j'ai pas besoin d'aide putain! Pourquoi tu me fous pas la paix?! Et quand j'essaie de me casser pour de bons elle me jette un regard noir genre qu'est-ce que t'as, laisse-moi te soigner lol je fais des études de médecine sale pute, t'es docteur pas psy!

▬ Tu-tu vas me foutre la paix toi? J'ai pas besoin de ta compassion de merde! T'es pas contente de me voir chialer comme une merde?! Tu-tu vas pouvoir le dire à tout le monde pour qu'on se foute de moi! Maintenant—maintenant dégage!

Je ne lui laisse même pas le temps de répliquer que je me casse en courant, les genoux tremblant légèrement et ne voyant qu'à moitié à cause des larmes qui me floutent la vue. Voilà, ça c'est fait, je vais pouvoir me taper la honte à la fac. Juste à cause d'un putain de vent de merde! Finalement, je suis plus sensible que ce que je pensais. À moins que ça soit juste une accumulation de sentiments mis de côté qui explosent au bout d'un moment, ça se fait, et c'est pas terrible. J'avais pas envie de craquer, c'est moche, et si je dois craquer, je préfère le faire dans ma chambre, sous ma couette, avec personne pouvant témoigner de ce merveilleux moment. J'espère qu'entre-temps, pendant que je fuyais aveuglement, personne d'autre ne m'a remarqué.

Après je ne sais pas combien de temps à pleurer (alors que mentalement ça va mieux, merci Akira) et courir à l'aveugle, j'arrive enfin au pied du merveilleux bâtiment où je suis forcé de vivre. Je prends une grande bouffée d'air et jette un coup d'œil à l'heure via mon téléphone. Vingt heures cinq... Donc ça fait cinq heures que je suis dehors et trente minutes que—que mes yeux transpirent (oui oui). Ça craint, faudrait vraiment que j'arrête. Quand je serai dans mon lit, bien installé et enroulé dans ma couette... J'essuie rapidement mes larmes pour en laisser place à d'autres, puis sort les clefs de mon sac: je vais rentrer discrètement, sans rien dire ni gêner qui que ce soit. Et si mon téléphone ne me réveille pas après être rentré sans qu'elle me voie, je vais sérieusement déprimer, parce que ça voudrait dire qu'elle m'aurait laissé crever dehors—c'est assez grave.    

Et quand j'arrive devant la porte d'entrée, je doute sérieusement quant à si je dois rentrer ou pas. Déjà, faut que je me calme: tant pis si je n'arrive pas à m'arrêter mais au moins, il faudrait que j'évite d'inonder mon lit ou quelque chose comme ça. Pff, en fait, j'ai même pas envie de rentrer, parce que je sais très bien que même mes parents vont se moquer de moi, j'ai qu'à dormir dans le couloir, le temps que tout ça passe. Je reste planté devant la porte par contre, parce que mon lit et mes consoles me manquent. Et puis dormir sur le sol est pas très agréable (testé et approuvé). J'ouvre très lentement la porte, portent un regard presque timide vers l'intérieur de la maison et—

—Huh?

Ma mère me prend dans ses bras. Comme ça, sans prévenir, pendant que j'étouffe douloureusement mes sanglots. C'est Akira, c'est Akira de sûr, elle ne m'a jamais fait ça—enfin si. Une fois. Mais ça date tellement, qu'en fait, avoir un contact physique avec elle me fait carrément fondre en larmes, encore une fois, parce que j'arrive pas à croire que ma mère me déteste pas complètement. Akira a dû faire ça pour, je sais pas, me rappeler qu'il se passe quelque chose de positif entre une mère et son fils, normalement—vu que j'ai fait que j'étais sûr qu'elle s'en foutait de moi. Elle me murmure quelque chose que je n'arrive même pas à entendre, trop occupé à pleurer. Ça fait beaucoup de choses en cinq heures, quand même. Rah, c'est la faute d'Akira, s'il m'avait pas téléphoné, j'aurais pas pleuré, et ça aurait été beaucoup mieux comme ça. Probablement. Mais là je vais pire que mal, parce que moi, Misaki Natsuki, a pensé au suicide il y a trente minutes et le suicide c'est quand même assez grave. Je me demande qui aurait pleuré ma mort—à part Akira. Oh puis j'ai même pas envie de penser à ça, puisqu'en fait le suicide c'est pour les faibles, et moi je suis fort! Je crois! Enfin, je suis pas assez faible pour mettre fin à mes jours.

J'agrippe fermement les vêtements de ma mère—et je n'arrive pas à voir son visage: je me demande à quoi il ressemble? J'essaie de me souvenir de la tête qu'elle a fait quand elle m'a vu pleurer, il y a trois ans. C'est parce que c'était il y a longtemps que je ne m'en souviens que vaguement, mais je crois que c'était un mélange d'inquiétude et de confusion. Faut dire aussi, je voyais rien parce que mes larmes m'aveuglaient, comme maintenant. Et puis elle m'avait escorté dans ma chambre aussi, parce que je n'avais pas le force de me lever. Maintenant, bon, j'ai dix-huit ans, alors je suis beaucoup plus grand qu'elle, donc m'escorter comme elle l'avait fait risque d'être compliqué—puis elle n'est pas confuse vu qu'Akira lui a probablement tout dit (quelle balance). Je vois très vaguement mon père et je crois qu'il se fout (gentiment?) de ma gueule, et je ne sais pas si je dois le prendre bien ou pas.

Le temps passe et au bout de je ne sais combien de temps, j'arrive enfin à me calmer, après avoir pratiquement noyé la chemise de ma mère. Tout tremblant, je me détache d'elle et en voyant son visage rougi, probablement par la timidité ou la gêne, je peux pas m'empêcher de lâcher un petit rire, essuyant mes larmes en même temps.

▬ C'est bien ce que je pensais, t'es une tsundere en fait!

Normalement dans ce genre de moments, elle m'aurait balancé un truc mais à cause de cette merde de compassion, elle ne fait rien ce qui me fait bien chier, en fait (je sais pas si ça compte dans mes “tendances SM~” que les gens racontent)(ce qui n'est pas complètement faux). Je regarde mon père dans le blanc des yeux, sourire aux lèvres, en lui murmurant un;

▬ Elle t'a fait la même, hein?

Mon père étant derrière ma mère trop occupée à vouloir me retenir dans ses bras, il ne dit rien si ce n'est sourire très légèrement. Comment est-ce que tu peux finir avec une tsundere comme ça?! Imagine la chose! Avec ses pauvres enfants torturés jusqu'à la moelle, regarde-moi! Je suis sûr que c'est de sa faute si je m'appelle Misaki, et mon père a dû se faire victimiser pour que je puisse supporter ce nom de merde. Ma mère jette un regard noir d'abord sur moi puis sur mon père, parce qu'elle connaît très bien la réponse. C'est pas juste, Akina a pas eu à supporter ça, c'est parce que c'est une fille?

N'ayant même plus la force de faire quoi que ce soit en fait, je décide d'aller me coucher—après avoir posé la question.

▬ ... Pourquoi tu m'as pas appelé?

D'un seul coup, ma mère (et mon père...?) perd un peu de... sa “bonne humeur”?—De son côté dere— et baisse le regard. Wow, c'est quoi ce changement d'ambiance? J'ai le droit de poser une question, non? Surtout que c'est en partie de sa faute si j'ai beaucoup pleuré, quand même.

▬ Si je n'étais pas revenu avant minuit, tu m'aurais appelé?
▬ Non.
▬ ... Ah.


C'est quoi ça? Pourquoi est-ce qu'elle m'aurait pas appelé? En plus elle l'a vraiment dit d'un ton... blasé? Je préfère ne pas poser de question, parce que sinon je vais encore fondre en larmes, vu la soirée de merde que je viens de passer.

▬ Je vais me coucher. Bonne nuit.
▬ Parce que—
▬ C'est bon, j'ai compris. T'es pas une tsundere, t'es juste une connasse.


Je sais très bien que j'aurais pas dû l'insulter comme ça. C'est juste... pourquoi? Je comprends vraiment pas, je veux pas savoir ce qu'il se passe dans sa tête finalement. Partagé entre la colère et la tristesse, j'ai les larmes qui montent aux yeux, encore une fois. Pourquoi est-ce qu'elle m'a pris dans ses bras si c'est pour me dire cinq minutes après qu'elle m'aurait laissé dehors comme un chien sans que ça la gêne? Bon, tant pis, de toute façon j'ai pas envie d'écouter son explication de merde, déjà parce qu'elle a commencé avec un ton agressif comme elle le fait d'ordinaire, et ensuite parce que je crois que je me serais pas retenu. Tant pis haha, j'ai l'habitude, c'est juste que j'ai eu un gros faux-espoir, je sais pas si c'est Akira que je dois engueuler ou ma mère. —Akira n'imaginait pas ça probablement (et puis c'est lui qui m'engueule et pas l'inverse), donc c'est ma mère. Je enroule sous ma couette et sors mon téléphone, tout tremblant. Bon allez, c'est reparti, maintenant, on va attendre cinq bonnes années avant de craquer comme tu viens de faire.

« ma mère m'a dit qu'elle m'aurait pas appelé. bonne nuit. »

edit: j'ai oublié de préciser mais genre je me suis arrêté là sinon j'allais jamais m'arrêter, mais le lendemain il a plus du tout parlé à sa mère (en fait je crois qu'il va plus jamais lui parler) et la fille s'est installée à côté de lui et il était pas content et tentative de socialisation qui peut ptete déboucher sur autre chose héhé if u know what i mean
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« ça va !! o(`ω´ )o » ••• misaki.

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